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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 01:08

     Comme vous en avez certainement entendu parler, le Québec vit depuis quelques mois sous le régime de la grève des étudiants. Cela dure depuis février et ne semble pas prêt de s'arrêter. Montréal a été particulièrement touchée, et coup de bol, on y habite ! On a donc pu vivre de l'intérieur ces événements quotidiens.

 

     Tout a commencé lorsque le gouvernement libéral de Charest a décidé d'augmenter les frais de scolarité à l'université. À sa décharge, il a dit que ceux-ci n'ont pas bougé depuis plus de 10 ans. Le Québec est (et est toujours) le pays d'Amérique du nord où les études sont le moins cher, comparativement aux autres états de la Confédération Canadienne, et surtout des voisins du sud. D'ailleurs, beaucoup d'étudiants états-uniens viennent faire leur université au Canada et en particulier à Montréal (qui offre un cadre de vie agréable et le bilinguisme).

 

     Le gouvernement a décidé d'augmenter le prix des études de 75% sur cinq ans, ce qui les ferait passer de 2168 $ CAN (soit 1682 euros environ) à 3793 $ CAN (soit 2943 euros environ), par année bien entendu. C'est cher, mais rien de comparable aux États-Unis, où pour les plus grandes universités (MIT, UCLA), ça monte jusqu'à 18 000 euros par an (mais à ce prix là, vous n'étudiez pas dans des vieux bâtiments bourrés d'amiante).

 

     Bref, dès février, certains étudiants lancent un mouvement de protestation, qu'ils soient universitaires ou au cégep. Pour info, un cégep, c'est un peu l'équivalent des IUT en France, il y a des cours théoriques, des cours pratiques, avec la possibilité à la fin d'aller soit sur le marché du travail, soit poursuivre à l'université. Ce qui est sympa, c'est que si vous faite des études de plombier, vous aurez des cours théoriques en commun avec ceux qui font des études sur la santé ou le social, un gros mélange.

 

     Pensant que le mouvement allait s'essouffler rapidement faute de structure et d'encadrement, le gouvernement a dans un premier temps laissé couler l'eau sous le pont Jacques Cartier. Mais les rangs des contestataires ont grossi, et quand ledit pont a été bloqué (ce qui reviendrait à bloquer le pont d'Aquitaine 2 heures à Bordeaux), les choses se sont envenimées. Des manifestations regroupant plusieurs milliers de personnes ont en parallèle eu lieu à Montréal, surtout autour de la rue Saint Denis, proche de l' UQÀM, la plus grosse université de la ville en plein centre. Face à cela, la réponse a été policière mais sans violence dans un premier temps. Puis, bien organisés, plusieurs groupes étudiants (selon les autorités) ont simultanément jetés des bombes fumigènes dans les plus grosses stations de métro, bloquant toutes les lignes. Résultat, tout a été paralysé plusieurs heures, en gros de 7h à 11h. Imaginez le bordel si Montparnasse était inaccessible quatre heures d'affilée, amis lecteurs parisiens.

 

     Partant de ces blocages et de la présence de fauteurs de troubles et autres casseurs, le gouvernement a adopté la loi 78. La loi 78 s'intitule "Loi permettant aux étudiants de recevoir l’enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu’ils fréquentent".

 

     Alors l'intitulé est bien joli, que ceux qui veulent travailler puissent le faire. Mais à côté de ce joli principe, il y a eu une série d'articles fortement liberticides. Bon pour un Français, devoir prévenir les autorités du lieu de départ et du trajet d'une maniferstation semble normal maintenant, tout comme l'interdiction de manifester avec le visage couvert (ce qui a été rajouté par la ville de Montréal). Par contre, la loi interdit de bloquer l'accès au cours, ce qui vide de sens le mouvement. Et là où cela devient gênant, c'est que toute violation de ces principes peut entrainer une arrestation et une amende allant de 1000 à 5000 $ pour le manifestant. Si celui-ci est un représentant d'association, porte-parole...l'amende ira de 7000 $ à 35.000 $. Et si une association en tant que personne morale est mise en cause, ou un établissment scolaire (qui ferme ses portes ou encourage une manifestation), les amendes montent de 25.000 à 125.000 $. Ce qu'il faut donc bien comprendre, c'est que les étudiants sont laissés à eux même, en théorie, ils ne seront plus couverts par leurs établissements ou leurs représentants. Enfin, et c'est du off, il semble que les pouvoirs de la police aient été amplifiés, ils peuvent interpeller à tout bout de champ, 300 personnes arrêtées en un soir le week-end dernier à Montréal. Et des interpellations parfois abusives, de personnes prenant tranquillement un verre dans un bar à bière réputé (et qui a souffert de l'intervention de la police).


 


 

 

 

     Désormais, les manifestants se concentrent sur le retrait de cette loi, en chanson ("la loi spéciale, on s'en câlice"). Ils sont désormais jusque chez nous, où tous les soirs il y a une manifestation "spontanée" dans la rue, avec chants, bonne humeur et bruits de casseroles (le nouvel équipement à la mode pour faire du bruit, avec une spatule). À l'aller, ils sont seuls mais au retour, toujours encadrés de la police qui assure la sécurité.

 

 

 

 

 

Il y a aussi des manifestations d'étudiant(es) nus ou presque (super, surtout quand vous êtes au resto avec le père de Carole et que vous voyez passer plein de gens à poil!) :

 

 


 

 

 

 

 

 

     La police justement, comme je l'ai dit, a redoublé d'efforts (et parfois de violence) pour tenter de contenir ces marées humaines. Il semblerait que les gardiens de la paix (qu'ils la leur foutent) soient exténués, donc plus vicelards, comme en attestent certaines vidéos circulants sur internet (voir ici des images d'une télé indépendante). Ils sont d'ailleurs tellement occupés qu'ils en oublient leur fonction première : mettre des prunes. D'après mes sources (québécoises) le chiffre d'affaire de la ville de Montréal a fondu de 30 000 PV par rapport à l'an dernier (pas grave, ils ont en parti concédé le marché à Vinci, vous étonnez pas si le prix des parkings augmente chez vous).

 

     Voilà où on en est à l'heure actuelle, la population en a plutôt marre, la détermination des étudiants ne semble pas fléchir, et le gouvernement fait la sourde oreille et réprime. Ce qui gêne pas mal de monde qui considère que le Québec est réputé pour sa douceur de vivre et l'accueil chaleureux de ses habitants, ce qui reste vrai. Ils craignent beaucoup pour l'image de leur pays à l'étranger (le tourisme risque de beaucoup en pâtir d'ailleurs).

 

     Prochain épisode, le grand Prix de Montréal, sera-t-il perturbé ou non ? Réponse dans quelques jours... En tout cas, en conférence de presse du premier ministre, les journalistes ne perdent pas leur sens de l'humour (la chaise où était assise la journaliste s'est cassée).

 

 


 
Par endirectduquebec - Publié dans : Actualité
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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 16:42

     Excusez-nous pour la rareté actuelle des articles, mais entre le boulot, les mondanités et la visite du père de Carole, nous avons un peu oublié le blog. Puisqu'il est venu, nous en avons profité pour passer une petite fin de semaine à Ottawa. Et comme nous avons eu un temps estival et que nous avons pris plein de photos, voici un sujet rêvé pour un nouvel article.

 

     Ottawa est la capitale politique du Canada, et c'est une ville relativement jeune, puisque la première personne à s'y être installée l'a fait en 1800. Son nom était Philemon Wright. Il était apparemment fermier, et a de suite trouvé l'endroit intéressant, car permettant d'exporter par voie fluviale du bois vers Montréal (200 km environ en aval). Il fut bien vite rejoint par d'autres colons.

 
     La ville n'était qu'une petite bourgade lorsque qu'éclata la seconde guerre entre les États-Unis et l'Angleterre en 1812. Le petit village fût totalement remodelé par le lieutenant-colonel By, qui fit creuser le canal qui traverse la ville (le but étant de sécuriser les voies de communications et de commerce par le fleuve). Suite à cela, la ville prendra le nom de Bytown.


      Par la suite la question s'est posée de choisir une capitale à la confédération Canadienne. Québec, Montréal et Toronto se disputaient ce titre, et la Reine Victoria a finalement choisi Bytown. La ville a changé de nom auparavant car Bytown ne faisait pas très prestigieux, et Ottawa a donc été choisi. Le nom d'Ottawa vient de ce que des autochtones s'appelant les Outaouais habitaient la région avant, ils ont donné leur nom à la rivière puis à la ville (enfin, c'est un peu plus compliqué en fait).


     Les raisons du choix de la reine ? Ville frontalière entre la province de Québec et celle de l'Ontario, ville sans réelle majorité linguistique, ville protégée des velléités américaines... Et pourtant, quand la ville a été choisie, il n'y avait rien. Maintenant, il y a 800 000 habitants, dans un décor mêlant immeubles de verres et d'acier et bâtiments de (très) forte inspiration anglaise.


    

     Place aux images :

 

      Le Parlement Canadien avec de nombreuses tulipes autour (pour célébrer la fête de la

Reine).

 

 

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      Vu depuis Gatineau, sur l'autre rive de la rivière des Outaouais :

 

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      Le joli bâtiment au premier plan est la bibliothèque, qui a miraculeusement échappé à l'incendie qui a ravagé le parlement au début du XXème siècle.

 


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       Le canal, creusé par By (enfin, je ne pense pas qu'il ait touché le moindre outil, mais bon) :

 

 

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      Le quartier du marché By (ou de Bytown) :


 

 

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      Un petit espace reposant non loin du marché :

 


 

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      La rue Sparks, en plein centre-ville, mêlant architecture classique :


 

 

 

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      Et moderne :

 

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      Le tout rassemblé dans une grosse artère pietonnière commerçante

 

 

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      De grands espaces verts sur le bord de la rivière des Outaouais

 

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      Aussi bien côté Québécois qu'Ontarien ( à droite, le musée des civilisations de Gatineau, nous y reviendrons).


 

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     Et le musée des beaux-arts.

 

 

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      Et pour terminer, le musée des civilisations de Gatineau (sur la rive Québécoise). Alors là, franchement, exceptionnel, 4 étages immenses, le premier réservé aux amérindiens, le second à l'histoire du Canada de la découverte Viking à nos jours, et des expos temporaires à foison (dont une très intéressante sur les religions) On a voulu le tenter en une journée, impossible. Ce qu'il y a de bien dans les musées ici, c'est que l'information sur les objets exposés ne se limite pas à une longue tirade sur un panneau où sont agglutinées 200 personnes tentant de lire le descriptif. Ici, tout est fait pour vous immerger dans ce que vous voyez, beaucoup d'interactif, de maquettes que l'on peut s'amuser à faire fonctionner, et bien sûr de la lecture. Juste trois photos sur le musée, qui ont été prises dans la partie histoire du Canada pour les deux premières, dans le grand hall pour la troisième.


 

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      Quand on passe la porte de l'expo, on tombe sur un village et on voit son évolution selon les périodes de l'Histoire. Et tous les visiteurs sont comme des villageois que l'on croise, on entre dans les maisons, les garages, chez le cordonnier, chez le fabricant de canoës.... Bien sûr, nous sommes en intérieur, de la lumière bleue est projetée sur le plafond blanc pour faire le ciel.

 

      Vraiment, une super ville. Mais à titre personnel, Montréal me manquait un peu quand même...


 

 

Pour ceux qui veulent voir nos têtes en attendant de venir nous voir en chair et en os, je me permets d'ajouter une petite photo de nous !

Carole

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Par endirectduquebec - Publié dans : Histoire/Geo
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 16:17

     Il y a un restaurant à Montréal mondialement connu pour ses viandes fumées, c'est Schwartz's. Comme son nom l'indique, il s'agit d'une charcuterie hébraïque, mais ici, point de cochon.On y trouve de la dinde, du boeuf, fumés bien sûr, des sauces par dizaine, de bonnes frites.

 

     Ouvert depuis 1928 par un juif roumain du nom de Reuben Schwartz, le restaurant n'a pas bougé depuis, et il est l'antre de pas mal d'artistes ou célébrités canadiennes ou des États-Unis (nous n'en avons jamais vu, mais si nous en voyions, je ne pense pas que nous les reconnaitrions).

La recette elle aussi est restée la même depuis tout ce temps ; la viande est marinée 10 jours dans une sauce épicée secrète. Puis elle est cuite au bain-marie 3h avant d'être fumée 8 heures. Il n'y a aucun agent de conservation dans le processus de fabrication (du sel un peu quand même).

 

     Enfin, sujet de débat, la déco intérieure. Certains la trouvent trop rétro, trop démodée, limite un peu sale et vieillotte. D'autres, comme moi, la trouvent parfaite pour le type de plat que l'on y mange, ce côté déco qui n'a pas bougé depuis des lustres, ça me plaît bien. Par contre, il n'y a pas beaucoup de places (une dizaine de tables alignées, un peu façon cantine d'ouviers ou d'école), et il faut parfois attendre longtemps avant de pouvoir entrer (bien plus qu'à L'Entrecôte à Bordeaux) mais il y a un service à emporter.

 

     Le menu typique se compose de salade, de frites, d'une boisson (coke ou autre), et d'un sandwich. Avant de vous le servir, on vous demande la quantité de gras que vous voulez autour de la viande (aucune, moyenne, tout). Le sandwich est en fait une boule ÉNORME de viande fumée entourée et difficilement contenue par quelques tranches de pain (de mie).

 

     J'ai pris hier une photo du sandwich pour lequel j'ai craqué, mais cela est assez sombre, et puis ce n'est pas au restaurant, c'est dans un bar en face (ils sont habitués à ce que leurs clients aillent commander chez Schwartz's).

 

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     Ne vous fiez pas aux apparences, c'est à mourir en se  damnant. Cela dit, le sandwich est assez difficile à tenir sans que des morceaux de viande ne tombent et que le pain se désagrège sous le poids de ce qu'il essaie de contenir.

 

     Pour conclure, Schwartz's, c'est quand même un incontournable. Seul bémol, le restau vient d'être racheté par René (le mari de qui vous savez).

 

     Si vous voulez plus de renseignement, link

Par endirectduquebec - Publié dans : Alimentation
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 17:05

 

     Depuis maintenant deux semaines, j'ai terminé mon stage d'adaptation et je devrais recevoir incessamment sous peu mon permis de travail de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (et la cotisation obligatoire de 411 dollars, plaignez-vous des 30 euros demandés en France).

     Je suis revenu la semaine dernière sur le lieu de mon stage, histoire de revoir mes ex-collègues et aussi de prendre des photos du matériel. À mon arrivée, toutes ces machines qui font bip m'avaient un peu effrayé, malgré la bonne formation que nous avions reçus. Et puis il y a aussi divers petits accessoires qui facilitent vraiment la vie de l'infirmier.

     Après, n'ayant bossé qu'en psychiatrie, je n'étais pas vraiment au courant des équipements utilisés en France, donc si quelqu'un qui s'y connaît plus peut me renseigner.....

 

     Bon commençons par le commencement, le poste infirmier, plein de médecins, d’auxiliaires, de dossiers, d'ordinateurs et d'infirmiers (là il était vide).

 

 

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     Puis un chariot à médicaments. Dans ce service, 1 infirmier et 1 auxiliaire pour 12 patients.

 

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     Premier équipement, les bouchons membrane. Deux types : celui de gauche se visse sur un cathéter que l'on vient de poser, le second se clippe sur une tubulure à deux ou trois voies.

 

 

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     Qui dit bouchon et cathéter périphérique dit irrigation. Et plutôt (comme dirait Mickey) que de se fatiguer à remplir une seringue stérile et purger, on se servait de seringues pré-remplies que l'on vissait sur le bouchon et hop, on purgeait.

 

 

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     Pour administrer les antibiotiques, on se servait de mini-perfuseur : vous branchez la seringues d'antibiotiques, vous raccordez au bouchon membrane où à la tubulure (via quoi?), et vous laissez la machine faire le travail (ne pas oublier d'appuyer sur on quand même). Les antibiotiques sont préparés à la pharmacie et reçus dans la journée. Il est bien sûr possible de passer d'autres produits (diurétiques, antiémétiques...).

 

 

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     Le modèle au dessus est encore plus impressionnant, la pompe. On y raccorde directement une poche soluté, on défini le débit et la dose limite à donner, et c'est parti! Le secret réside dans la tubulure utilisées, qui comporte une petite cassette sur laquelle on peut racorder jusqu'à deux solutés. Très pratique pour les personnes qui ont de grosses doses de soluté à recevoir, et qui en plus ont des antibiotiques nephro et hepatotoxiques dont il faut surveiller le débit avec moults précautions.


 

 

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     J'avais horreur des fins de journée, car c'était la période des dosages dans le service. On note tout ce qui a été ingéré et éliminé par les patients. Quand ils étaient sondés, pas de problème, mais quand les sondes avaient été enlevées et que le déséquilibre hydrique était trop important, on avait recours au bladder scan, sorte d'échographe qui mesurait la quantité de liquide dans la vessie. Si la quantité était trop importante, on procédait à un cathétérisme vésical. Une seule chose à vérifier lors de l'utilisation : que l'appareil soit bien calibré (homme ou femme).

 

 

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     Enfin, la base du travail, le papelard (comme partout). Ici, deux types de documents : le plan d'intervention et la FADM (feuille d'administration des médicaments), pour chacun des patients. Le plan d'intervention reprend tout le déroulé d'un quart de travail, absolument toutes les interventions, qui seront ensuite partagées entre l'infirmier et l'infirmier auxiliaire.   Mais c'est l'infirmier qui en est le responsable. Donc quand on arrive, on l'imprime, on le lit, le relit, le signe après avoir vu tout ce qui était de notre ressort. Bien sûr, si on n'a pas grand chose à faire, on aide l'auxiliaire (mais on peut aussi choisir d'être un bourrin et de ne faire que ce que l'on a à faire).


     Puis la FADM. Qui n'est rien d'autre que la liste des tous les médicament qui devront ou pourront être donnés à chaque patient. Sont marqués le nom du médicament, sa DCI (nom scientifique, de la molécule), sa voie d'administration, son dosage... Parfois, il y aura marqué PRN en gros, ce qui veut dire que le traitement peut être donné au besoin (je ne sais toujours pas ce que veut dire exactement PRN). Là encore, l'infirmier va vérifier les prescription dans le dossier médical, et en cas de changement, il va les retranscrire sur la FADM, et décider aussi des horaires d'administration si le médecin ne les a pas spécifiées.

 

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Prochain article sur... Je ne sais pas. À bientôt.

Par endirectduquebec - Publié dans : Travail
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Dimanche 8 avril 2012 7 08 /04 /Avr /2012 23:28

Depuis notre arrivée au Canada, beaucoup de choses ont changé dans ma vie, Jean-Baptiste en particulier. Je ne sais pas ce qu'il lui arrive, il fait plein de trucs bizarres que jamais je n'aurai pensé qu'il ferait...

 

Tout d'abord, il a beaucoup maigri : forcément, il mange plein de fruits et légumes et quasiment plus de fast-food (avant, c'était Mc Do à chaque paie, heureusement qu'il ne le fait plus étant donné qu'ici on est payés toutes les 2 semaines!). Et il fait même du sport, la preuve en image:



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Il fait aussi de plus en plus de ménage. Avant, il se contentait juste des sols et des vitres (enfin ça, juste une fois par an...). Ici, il s'est pris d'une passion pour le nettoyage des plaques vitrocéramiques, et avant-hier, il a même fait la poussière alors qu'il m'a toujours dit qu'il ne comprenait pas à quoi ça servait. Bien sûr, il faut un peu le pousser au départ mais il fait ensuite tout ça sans rechigner et même parfois de lui-même, incroyable !

 


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Et le plus épatant, il s'est mis à coudre ! Et là, ça vaut le coup d'oeil...

 


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Au moins, on est sûrs que son bouton ne tombera plus jamais !

Je signale aussi en passant qu'il a juste acheté du fil blanc, donc peu importe la couleur de ce qu'il a à coudre, il le fait avec du fil blanc, c'est assez original sur son tee-shirt vert foncé.

 

Bref, si vous voulez que votre conjoint change, venez au Canada.

 

Le Canada, ça vous change un homme !

Par endirectduquebec - Publié dans : Généralités
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